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TARIFS
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HORAIRES
nous vous accueillons aux horaires d'ouverture de l'office de tourisme, de septembre à juin du mardi au jeudi de 14h00 à 17h00 ; le vendredi et le samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 (fermé dimanches, lundis et jours fériés). En juillet et août du mardi au samedi de 10h15 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 (fermé les dimanches, lundis et jours fériés).
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Documentation

La Maison des Archers de Watten met à votre disposition une documentation importante sur le tir à l’arc à la perche verticale, sur le patrimoine wattenais et sa région, ainsi que des photos et cartes postales anciennes. N’hésitez pas à nous contacter directement pour toute demande ou information.


Historique

Le tir à l’arc est un pratique très ancienne qui était utilisée pour chasser et combattre à la préhistoire. Le tir à la verticale nécessite une posture particulière par rapport à l’horizontal.

- Les plus vieux arcs retrouvés en Europe datent de 10000 ans av. J.-C. On trouve des représentations à l’antiquité en Egypte, en Grèce et dans l’empire romain : Hercule, Ulysse, Apollon dieu-archer, sa sœur Diane, sans oublier Cupidon. Au Moyen Âge, c’était la forme la plus ancienne d’artillerie jusqu’à l’apparition de la poudre et de l’arquebuse. L’arc devient obsolète et renaît en tant que divertissement, sport de chasse et de tir. Les premières compétitions apparaissent au 15e siècle, et les archers s’organisent dans des compagnies autour d’un règlement ou d’une charte. Les concours se faisaient lors des fêtes, des kermesses, ou des dédicaces religieuses (qui ont donné le mot ducasse). Les réjouissances dépassaient souvent la cérémonie pieuse. Les compagnies d’archers s’affrontaient entre villes.

- Inventé en Grèce antique sous le patronage d’Apollon, le tir à l’arc à la verticale se perpétue au Moyen Âge comme entraînement au pied des châteaux, des douves, sur une cible appelée oiseau, sur les ailes des moulins et les mâts des bateaux. Cet entraînement à la verticale était utile pour passer au-dessus des murailles et pour « bombarder » de flèches les ennemis, un tir en « parabole » pouvant transpercer une épaisseur de bois de 3 centimètres.

- Dès le 16e siècle on récompense les tireurs avec des objets en argent, ce qui explique les prix distribués encore de nos jours. Le gagnant se faisait appelé « roy », et son nom était gravé sur une plaque qui constituait un collier que l’on se passait entre vainqueurs chaque année. Celui qui abattait trois fois de suite l’oiseau sur sa cible obtenait le commandement à vie d’une compagnie d’archers et un titre de noblesse héréditaire. Plus tard celui qui réussit cet exploit se fera appelé « empereur », notamment sous la troisième république.

- A la Révolution les compagnies d’archers sont dissoutes, symboliques de l’ancien régime, et tombent sous la loi Le Chapelier de 1791 qui interdit les regroupements. Leurs biens sont saisis comme biens nationaux. Dès Napoléon, elles renaissent en tant que sociétés de sport et de jeu. Les industriels encouragent cette activité physique. Au début du 20e siècle, le tir à l’arc devient un sport plus bourgeois, pratiqué par les commerçants par exemple. Après la Seconde guerre mondiale, le sport se démocratise et devient populaire.

Le tir à l’arc de nos jours

- De nos jours, les archers tirent sur des perches articulées pour se plier et y accrocher et décrocher les cibles, oiseaux, au sommet de la perche ou « pyramide ». Les oiseaux sont constitués d’un bouchon et de plumes. Les 5 étages où sont accrochées les cibles sont : de bas en haut, les petits oiseaux, les inférieurs, les intermédiaires, les supérieurs, et l’honneur ou oiseau principal (ou top, coq, papegai, que l’on met seul pour les tirs du roi).

- Le tir à l’arc nécessite un entraînement régulier, de l’expérience et de la précision. Les arcs possèdent une force de tension qui varie de 16 à 20 kilos pour les femmes, et 21 à 24 kilos pour les hommes. D’abord longtemps en bois (objets de collection), puis en aluminium, en fibre de verre et enfin en carbone. Les cordes sont en métal. Il y a 3 types d’arcs : les arcs longs ou « longbow » d’origine anglaise à une seule courbure de branche, les arcs à poulies ou « compound » utilisé en Belgique, et l’arc classique ou « recuvre » à branche recourbée. Les flèches mesurent 80 centimètres. Il y a les flèches en bois, et les flèches en fibre de verre, cylindriques avec embout en nylon et bec en plastique. Il faut 10 à 20 flèches en fibre de verre par archer et par saison.

Saint-Sébastien, patron des archers

- Saint Sébastien est originaire du 3e siècle et de la ville de Milan. Favori de l’empereur romain Dioclétien, commandant d’une cohorte d’archers, il a converti de nombreux païens au christianisme Arrêté et exécuté par des archers, il est couvert de flèches et laissé pour mort, mais les archers auraient éviter de toucher le cœur par respect pour leur chef. Il se rétabli, retourne voir l’empereur, furieux, qui le fait battre de coups de fouets jusqu’à sa mort. Son corps est jeté dans les égouts de Rome, puis il est enterré auprès des apôtres Pierre et Paul. Il devient un saint-patron protecteur contre la peste grâce à deux miracles au 7e siècle. Son martyr a été utilisé pour christianiser l’image d’Apollon, dieu-archer.

Le géant Dédé l’Archer

- Le géant reprend en partie l’uniforme des archers. Au 18e siècle l’uniforme est constitué d’un habit de drap, brodé d’un galon d’or pour les officiers. De nos jours c’est le costume bleu marine à cravate de la fédération régionale des archers, qui rappelle les anciens uniformes.

L’UAANF

- L’Union des associations d’archers du nord de la France est la fédération régionale créée en 1906. Le calendrier de tir est organisé par la fédération. On compte 84 sociétés pour 3799 archers, divisées en 3 secteurs : Artois, Flandre Maritime, et Flandre Terrienne. Le tir à l’arc vertical se pratique aussi en Belgique et au Pays-Bas. La saison est rythmée par les championnats nationaux et chaque archer peut participer aux tirs des autres sociétés, et ainsi tirer tous les week-ends. Le lundi de Pâques a lieu le tir du roi, dont le gagnant représentera sa société pour le tir de l’empereur.

Documentation

Des ouvrages sur le tir à l’arc à la perche verticale, le journal « L’Archer » et de la documentation sur le patrimoine wattenais et régional seront disponibles en consultation à la Maison des Archers

Une large photothèque est consultable sur le tir à l’arc à la perche verticale, constituée de photos de concours de tirs et de cartes postales anciennes.

Bibliographie sommaire

- Les Bras de Fer : le tir à l’arc sur perche verticale
Catherine Carpentier-Bogaert
Musée régional d’ethnologie de Béthune, 1996

- Tir à l’arc sur perche verticale dans le Nord-Pas de Calais
Régis Verquerre
La Voix du Nord
ISBN : 978-2-84393-139-0

- Eperlecques avant 1789
Jean-Marie Persyn
Bulletin trimestriel, tome XX, fascicule 374
Société des Antiquaires de la Morinie, mars 1963

Documentation sur internet

- Inventaire du patrimoine culturel : le tir à la perche vertical
Chloé Rosati-Marzetti (anthropologue)
http://pci.hypotheses.org/663

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Le tir à l’arc à l’oiseau (L’Illustration, 1874)
L’Illustration – No 1623 – 4 avril 1874 – Page 213 / Sur papier / 23 x 35 cm / No 325 / Dépôt UAANF


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